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François Schuiten et Benoît Peeters

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Auberge du Cheval Blanc (L')

L'Auberge du Cheval Blanc (English : The White Horse Inn) est une opérette en trois actes. Musique de Ralph Benatzky. Libretto d'Erik Charell, Hans Müller et Robert Gilbert. Première représentation à Berlin, Grosses Schauspielhaus, novembre 1930 1).

L'histoire

Les hôtes de l'Auberge du Cheval blanc sont des personnages hauts en couleur et le Tyrol semble propice aux amours, aux disputes et aux réconciliations. Au centre de ce manège, Josépha, la puissante propriétaire des lieux, entend bien tirer son épingle du jeu 2).

A propos de l'opéra

François Schuiten surplombe la scène du haut de son escalier - Jacques Duchateau 3)

Des mois d'auditions. Une toute nouvelle adaptation. Une compagnie débordante d'énergie. Des personnages d'opéra léger mais aussi des artistes de théâtre ! Avec cette création, l'équipe artistique souhaite s'inscrire dans le surprenant mouvement de renouveau de l'opéra léger qui traverse l'Europe.

C'est Dominique Serron qui a élaboré le plan de mise en œuvre de ce grand chambardement. Le scénario a été abordé comme un classique, un grand classique du divertissement populaire. Comment cette œuvre a-t-elle été montée ? Pourquoi a-t-elle été un tel triomphe lors de sa première représentation ? Comment fonctionne cette comédie ? Qu'est-ce que l'opéra léger ? Comme toujours avec Serron, l'acteur occupera le centre de ce panorama coloré, comique et tendre.

Josépha, la propriétaire du Cheval Blanc, évite les avances de son maître d'hôtel, car elle a surtout des vues sur Flores, l'avocat parisien qui la fait rêver. Rêver d'une autre vie. Une vie avec moins de travail… plus de confort, plus de désir et moins de contraintes. Les héros sont des personnages qui semblent être directement issus de notre monde. Ils ont des problèmes pour gérer le quotidien, tout comme nous. L'amour les déforme et les rend légèrement grotesques mais, quand ils chantent, ils sont beaux.

Un décor qui incite les corps au mouvement. Une fenêtre ouverte sur des images insolites et jubilatoires. Le monde tel que Léopold le voit : insaisissable !

La musique nous enveloppe de son voile onirique, nous permettant, le temps d'une soirée, d'être à l'opéra comme au théâtre, au théâtre comme au cinéma, au cinéma comme dans nos vies quotidiennes… mais des vies éclairées par nos rires. Et, tout simplement, cela nous fait du bien ! 4)

Images

Quelques images de l'émission. 5)

Production

Chef d'orchestre : Jean-Pierre Haeck
Mise en scène : Dominique Serron
Adaptation : Dominique Serron & Vincent Zabus
Décor : François Schuiten
Costumes : Renata Gorka
Coproduction : Opéra Royal de Wallonie, Palais des Beaux-Arts de Charleroi & Infini Théâtre 6)

Cast

Josépha : Alexise Yerna
Léopold : François Langlois
L'avocat Flores : Christophe Herrada
Sylvabelle : Natacha Kowalski
Célestin : Florian Finkels
Clara : Anne-Isabelle Justens
Bistagne : Patrick Brüll
Piccolo : Julien Lemmonier
L'Empereur : Toni D'Antonio

Le chœur
Antoni Sykopoulos - Direction du chœur

Maïa Aboueleze, France Bastoen, Cécile Bolle, Patrick Brüll, Toni d'Antonio, Cécile Delberghe, Kathy De Stercke, Agathe Détrieux, Daphné D'Heur, Fabian Finkels, Fanny Hanciaux, Pascal Heringer, Christophe Herrada, Vincent Huertas, Anne-Isabelle Justens, Natacha Kowalski, Julien Lemonnier, David Macaluso, Taïla Onraedt, Candy Saulnier, David Serraz, Anthony Sourdeau, Martin Swabey, Antoni Sykopoulos, Patricia Van Acker, Pascale Vyvère 7)

Orchestre Ensemble orchestral Mosan

Décor

Le décor est conçu par François Schuiten avec l'aide de Thomas Delord 8)

"Il faut trouver l'espace qui porte les personnages".

Le Soir a eu un entretien avec François Schuiten, qui s'était déjà aventuré à l'opéra avec une Cenerentola à la Monnaie 9).

Q : Vous vous frottez à un genre souvent méconnu, l'opérette. Pourquoi ?

R : C'est ce qui m'a attiré. J'aime les formes discréditées car elles laissent des espaces de liberté. La BD était dans la même situation.

Q : Comment comparez-vous ce travail avec le produit de l'opéra ?

L'escalier 10)

A : A l'opéra, on se sent tout petit. Ici, on a le pouvoir de l'imagination, on ose. Il y a des moments où l'on sent des basculements, des fractures, des types de mouvements de plaques. On invente donc des choses. On est obligé de se dépasser pour investir un nouveau contexte. Et cette aventure est passionnante.

Q : Qu'est-ce qui vous a frappé dans le monde de l'opérette ?

R : Un goût de la joie, une ambition simple : le plaisir. On s'amuse tout le temps en travaillant. Il faut voir la frénésie qui naît sur le plateau lorsque Dominique Serron lâche ses chanteurs-acteurs. C'est irrésistible.

Q : Pourtant, une œuvre comme “The White Horse Inn” colporte des idées reçues.

R : C'est vrai qu'il faut nettoyer les plans et parfois c'est lourd. Mais Dominique et Vincent Serron Zabus ont retravaillé le texte pour nous donner quelque chose d'assez pur. Il peut alors laisser surgir la lumière. Mon rôle était de trouver un espace qui porte les personnages : un écrin pur et simple qui permet l'envol. Cela suggère qu'un immense escalier qui monte à son tour. Il n'y aura pas de décor contre par du papier mâché, mais un grand tulle pour créer la transparence. Il est plus proche d'un hôtel que d'une auberge de jeunesse.

Q : Cette simplicité est compatible avec la richesse des personnages ?

R : Elle leur permet de déployer cette variété. Cette excitation doit venir de la mise en scène et des costumes. Je ne voulais pas récupérer. Un concepteur doit éviter la redondance pour permettre au metteur en scène de s'approprier l'espace. Dominique réagit à ce décor avec délectation : il se moque…