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Pour une histoire de la bande dessinée

Le triomphe des images by François Schuiten

Pour une histoire de la bande dessinée is a cycle of conferences by Benoît Peeters about the history of comics. The cycle will be held in 2017 and 2018 in Musée des arts et métiers.

  • 14 September 2017 - Questions pour une histoire : naissances, renaissances, reconnaissances
  • 12 October 2017 - La bande dessinée en France, de Christophe à Paul Gillon
  • 9 November 2017 - La bande dessinée américaine, de Krazy Kat aux Peanuts
  • 14 December 2017 - Le moment belge, de Hergé à Yves Chaland
  • 12 January 2018 - Le temps des revues, de Pilote à Lapin
  • 8 February 2018 - Le triomphe du roman graphique, de Will Eisner à Marjane Satrapi
  • 8 March 2018 - Les métamorphoses des mangas, d’Osamu Tezuka à Kiriko Nananan
  • 12 April 2018 - À la croisée des arts, de Lyonel Feininger à Lorenzo Mattotti
  • 3 May 2018 - Un langage mondial : les nouveaux territoires de la bande dessinée
  • 7 June 2018 - Réinventer la bande dessinée, de Martin Vaughn-James à Chris Ware

For more information see Musée des arts et métiers or the leaflet.

Questions pour une histoire : naissances, renaissances, reconnaissances

l y a tout juste 50 ans, l’exposition Bande dessinée et figuration narrative est présentée à Paris au Musée des Arts décoratifs. Elle marque le début de la reconnaissance du « neuvième art ». Mais l’histoire de la bande dessinée est alors balbutiante. On cherche à la légitimer par une ascendance plus noble, de la colonne Trajane à la tapisserie de Bayeux. Et l’on situe sa vraie naissance en 1896, aux États-Unis, avec le Yellow Kid d’Outcault. Ce n’est que bien plus tard que l’importance de Töpffer sera mise en évidence, avant que de nouvelles recherches montrent combien la bande dessinée a été diverse et vivante tout au long du dix-neuvième siècle.

Comment raconter aujourd’hui l’histoire de la bande dessinée, celle de ses auteurs, mais aussi celle de ses supports et de ses publics, l’oscillation presque constante entre le monde de la presse et celui du livre, les liens avec la caricature, la photographie, le cinéma et le dessin animé, les échanges entre les traditions nationales et la progressive mondialisation ?


La bande dessinée en France, de Christophe à Paul Gillon

Tout au long du XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle‚ c’est la presse qui constitue le support privilégié de la bande dessinée française. Le poids des Images d’Épinal et de la tradition littéraire n’empêche pas l’émergence de quelques brillants francs-tireurs, comme Caran d’Ache et Steinlen, bien décidés à développer à leur manière les possibilités de la narration en images.

À partir des années trente, la bande dessinée française est soumise à la concurrence frontale des comics venus des États-Unis en même temps qu’à celle plus insidieuse de la BD belge. C’est pourquoi son histoire demeure assez mal connue. De Gustave Doré à Paul Gillon en passant par Christophe, Rabier et Poïvet, de Bécassine à Barbarella, de la Famille Fenouillard aux Pieds Nickelés, du Téméraire à Vaillant, de Zig et Puce à La Bête est morte, on tentera d’approcher les spécificités d’une tradition riche en surprises.


La bande dessinée américaine, de Krazy Kat aux Peanuts

Tout comme le cinéma américain de l’âge classique, les bandes dessinées produites aux États-Unis entre 1896 et le milieu des années 1960 constituent un ensemble d’une richesse et d’une diversité impressionnantes. Il serait impossible d’évoquer tous les courants et a fortiori tous les auteurs marquants. On essaiera de dégager quelques lignes de force, des funnies au Comics code, des Sunday pages aux family strips, du développement des Syndicates au triomphe des superhéros. On s’arrêtera sur quelques créateurs, célébrissimes ou plus discrets, de Rudolph Dirks à Charles Schulz, en passant par George Herriman, Frank King, Geo McManus, Alex Raymond, Milton Caniff, Jack Kirby et Harvey Kurzman. Mais il sera aussi question de Prince Valiant et de Popeye, de Dick Tracy et de Blondie, de Superman et de Mandrake.


Le moment belge, de Hergé à Yves Chaland

Dix années durant, dans Le Petit Vingtième, Hergé incarne à lui seul la bande dessinée belge. Mais le niveau d’exigence et de succès auquel il la porte dès Le Lotus bleu (1936) ne tarde pas à susciter des émules. Né en 1938, l’hebdomadaire Spirou s’impose après la guerre avec Jijé, Franquin, Morris, Peyo, Will, Tillieux, Macherot, Charlier et bien d’autres. Plus complémentaire que concurrent, Tintin, créé en 1946, accueille Jacobs, Cuvelier et Martin, puis Greg, Hermann, Graton, Tibet, etc. Au milieu des années 60, avec le triomphe de Pilote, la bande dessinée belge commence à perdre sa centralité. Mais en célébrant la « ligne claire » et le « style Atome », le Hollandais Joost Swarte et le Français Yves Chaland la transforment bientôt en objet esthétique à part entière.


Le temps des revues, de Pilote à Lapin

Lancé en 1959, Pilote s’impose au milieu des années 60, au moment où triomphe Astérix. Rédacteur en chef d’exception, René Goscinny accompagne le passage de la bande dessinée francophone de l’enfance à l’adolescence et soutient les travaux novateurs de Giraud, Fred, Cabu, Christin et Mézières, Gotlib, Mandryka, Druillet, Bretécher et bien d’autres. Avec ses pages d’actualité, l’hebdomadaire « qui s’amuse à réfléchir » développe un véritable esprit de rédaction que les magazines ultérieurs tenteront de retrouver.

Dans la foulée de Mai 68, plusieurs auteurs issus de Pilote lancent de nouveaux supports de publication, à la tonalité adulte et subversive. En 1972, Reiser, Cabu et Gébé rejoignent Charlie-Hebdo et Hara-Kiri, cependant que Gotlib, Mandryka et Brétécher créent L’Echo des Savanes. En 1975, laissant L’Echo aux mains de Mandryka, Gotlib lance Fluide Glacial. La même année, Druillet et Moebius fondent Métal hurlant avec Dionnet : trimestriel puis mensuel, Métal multiplie les expériences graphiques et dialogue avec le rock. Apparu en 1978, (À suivre) privilégie l’ampleur romanesque, publiant de longs récits de Pratt, Tardi, Forest, Comès et quelques autres. De son côté, Circus mise sur le récit historique avec Bourgeon, Juillard et Yslaire. Mais pendant les années 80 et 90, les ventes de ces revues diminuent, tandis que les albums se font de plus en plus nombreux.


Le triomphe du roman graphique, de Will Eisner à Marjane Satrapi

Dans le monde anglo-saxon, on fait naître le graphic novel avec A contract with God de Will Eisner (1978) et Maus d’Art Spiegelman (1986 et 1991). D’autres évoquent The Dark Knight returns de Frank Miller et Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons (1986). Mais si l’on parle de roman en bande dessinée, c’est La Ballade de la mer salée qui s’impose (dès 1967 en Italie et en 1975 dans le monde francophone). L’album d’Hugo Pratt ouvre la voie à Ici même de Tardi et Forest, Silence de Comès, Les Phalanges de l’ordre noir de Christin et Bilal. Et bientôt à des auteurs aussi différents que Julie Doucet et Fabrice Neaud, David B et Joe Sacco, Emmanuel Guibert et Marjane Satrapi, Alison Bechdel et Craig Thompson… Par delà toute question de noir et blanc ou de couleur, de format ou de marketing, le roman graphique se caractérise par son ambition narrative et thématique et la liberté de son écriture. Il représente aujourd’hui, partout dans le monde, une ouverture majeure pour la bande dessinée.


Les métamorphoses des mangas. D’Osamu Tezuka à Kiriko Nananan

Longtemps, le manga s’est développé de manière autonome, loin des comics et de la bande dessinée franco-belge. Auteur de 170 000 pages dessinées, Osamu Tezuka (1928-1989) régnait en maître incontesté, parvenant à se renouveler brillamment, d’Astro Boy à l’Histoire des 3 Adolf en passant par Black Jack et Ayako. Par-delà l’immense succès de séries shônen comme Dragon Ball, One piece et Naruto, on s’intéressera aux parcours de quelques auteurs singuliers comme Yoshihiro Tatsumi, Yoshiharu Tsuge, Jirô Taniguchi, Katsuhiro Ôtomo, Taiyô Matsumoto, Naoki Urasawa, ainsi qu’à des autrices comme Moto Hagio, Kyôko Okazaki, Kiriko Nananan et Mari Yamazaki.

On se penchera également sur les circonstances de l’arrivée des mangas dans le monde francophone et les échanges de plus en plus nombreux entre la production japonaise et la tradition franco-belge.


À la croisée des arts, de Lyonel Feininger à Lorenzo Mattotti

La peinture et la bande dessinée entretiennent depuis longtemps des liens complexes, où le dédain le dispute à la fascination. Pensons à un artiste majeur comme Lyonel Feininger, et à la coupure qui continue d’exister entre son travail pictural et les merveilleuses pages des Kin-Der-Kids parues aux Etats-Unis au début du XXe siècle. Pensons aussi aux ambiguïtés de Roy Lichtenstein et de la fameuse exposition High and Low : Modern Art and Popular Culture, présentée au MOMA en 1990. De leur côté, les dessinateurs de bande dessinée ne se sont pas privés de mettre en scène avec ironie les chefs-d’œuvre de la peinture.

Aujourd’hui, la couleur directe et les bandes peintes s’affirment de plus en plus en plus, tandis que beaucoup d’auteurs s’essaient à de nouveaux supports, avec plus ou moins de bonheur. Quant aux planches originales, longtemps considéréées comme de simples traces d’un travail conçu pour la reproduction, les voici reconnues comme des œuvres à part entière. Mais ce marché reste fragile et les musées se montrent réticents.


Un langage mondial : les nouveaux territoires de la bande dessinée

Depuis une vingtaine d’années, les échanges se sont multipliés entre les trois grandes traditions : la BD francophone, les comics et les mangas. Mais dans le même temps, la bande dessinée s’est développée dans de nombreux autres pays, de la Russie à l’Australie et du Mexique à la Chine en passant par l’Afrique du Sud et le Liban. La force de cette internationalisation est de s’être largement inventée à partir des marges et de l’édition indépendante : il s’agit d’une mondialisation heureuse, qui n’est pas synonyme de globalisation. Mais les nouveaux territoires de la bande dessinée, ce sont aussi les nouveaux genres et les nouvelles thématiques qu’elle aborde : autobiographies et biographies, reportages et documentaires…


Réinventer la BD. De Martin Vaughn-James à Chris Ware

Née dans les années 1830 en même temps que la photographie, s’épanouissant autour de 1900 au moment où apparaît le cinéma, la bande dessinée a survécu sans difficultés à l’apparition de la télévision, du jeu vidéo et d’internet, car elle propose de vraies spécificités, des possibilités créatrices qui n’appartiennent qu’à elle.

Parmi les auteurs contemporains, le nom de Chris Ware fait l’unanimité : dans Jimmy Corrigan, Lint et Building Stories, les cases et les pages sont autant de fragments d’un puzzle que le lecteur organise en même temps qu’il l’invente. Mais bien d’autres albums, comme La Cage de Martin Vaughn-James, L’Origine et 3’’ de Marc-Antoine Mathieu, Ici de Richard McGuire et Arsène Schrauwen d’Olivier Schrauwen laissent entrevoir les multiples potentialités du neuvième art. S’il a déjà donné naissance à bien des chefs-d’œuvre, l’art invisible dont Scott McCloud faisait l’éloge est loin d’avoir dit son dernier mot.


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