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Eugen Robick et ses modèles

This article by Floriane Mohr was published before on December 2014 at Neuvième Art 2.0 1).


Urbicande, imposante cité du continent obscur, décrite dans l’album La Fièvre d’Urbicande, est ancrée dans une tradition longue et riche de l’utopie et du récit dystopique. Nous pouvons remarquer, dans l’ouvrage, que de nombreux emprunts sont faits à l’histoire de l’architecture. Comme un architecte du monde réel, Eugen Robick, urbatecte d’Urbicande, a été influencé par les écrits et les réalisations de ses pairs. À la manière d’un laboratoire d’expérimentation, l’album de bande dessinée met en pratique les idées des grands penseurs de l’architecture.

Les emprunts à l’œuvre d’Etienne-Louis Boullée (1728-1799) sont nombreux. Ce dernier est considéré comme un architecte révolutionnaire du XVIIIe siècle. Sa vision de l’architecture est très proche de celle d’Eugen Robick. Tout deux ont des méthodes de composition et d’expression modernistes : ils utilisent la sphère, la spirale, la pyramide, le cube. La maison de Robick, par exemple, évoque le cénotaphe pour Newton, projet de sphère gigantesque conçu par Boullée.

Etienne-Louis Boullée, Cénotaphe pour Newton.

On peut du reste relever des similarités dans les parcours des deux architectes : de la même manière qu’à partir des années 1784-1785, Boullée va abandonner les formes traditionnelles héritées de l’Antiquité classique, Robick va au cours de sa carrière s’éloigner des formes organiques de l’Art nouveau 2). Tout deux vont finalement concevoir une architecture révolutionnaire.

Boullée prône la symétrie : « C’est de la symétrie, l’image de l’ordre, que naissent les principes constitutifs de l’architecture… 3) » Dans cette citation, on pourrait aisément reconnaître le discours d’Eugen Robick lorsque ce dernier évoque son plan de développement de la ville d’Urbicande. Robick comme Boullée voient l’architecture comme un élément primordial et décisif dans la constitution d’une Nation. Ce sont deux figures passionnées et qui se sentent investies d’une mission : laisser à la postérité une image parfaite de leur époque.

François Schuiten & Benoît Peeters, La Fièvre d’Urbicande, 1985.

Si ses réalisations sont peu nombreuses, Boullée, architecte utopiste, a laissé derrière lui une importante collection de dessins décrivant les projets les plus fous. Sa sphère pour le cénotaphe de Newton était de l’ordre de l’impossible au XVIIIe siècle, mais la bande dessinée s’est emparée des grandes idées de cet architecte et y a insufflé la vie.

Lorsqu’on observe le plan de la rive Sud d’Urbicande, on est frappé par son caractère impérialiste et la façon dont Robick fait table rase du passé. Les rues de la rive Nord, quartier jusqu’à présent épargné, par le grand plan de modernisation de Robick, portent les noms de personnages historiques comme Battista et Milena, héros du mythe fondateur du continent obscur 4). Les noms des rues de la rive Sud sont : Avenue de la Victoire, Avenue de la Paix, Place de l’Ordre…, comme autant d’indices que Robick est du côté des urbanistes progressistes, comme le fut Le Corbusier. L’urbanisme progressiste ambitionne d’améliorer l’homme par la science, sa finalité est le rendement ; en imposant ses normes et ses standards aux habitants, il flirte avec l’autoritarisme. En effet, il définit l’être humain comme un type dont les besoins peuvent être déterminés par une analyse rationnelle. Ainsi, à Urbicande, la « brigade urbatecturale » œuvre pour empêcher l’appropriation des lieux par les habitants jusque dans leur propre appartement, car il serait criminel d’y apporter la moindre modification 5). Il n’y a nulle part où se cacher, dans l’immensité de la ville tout est visible, ainsi la surveillance et la répression sont plus faciles. Urbicande présente toutes les caractéristiques d’un régime autoritaire. L’architecture est un moyen de contrôle et de répression de la population par la Commission des Hautes Instances qui souhaite notamment contrôler les passages entre les deux rives de la ville.

François Schuiten & Benoît Peeters, La Fièvre d’Urbicande, 1985

Les urbanistes progressistes souhaitent faire table rase du passé afin de bâtir les villes de demain, comme en témoigne l’œuvre urbanistique de Le Corbusier qui compte essentiellement des plans directeurs jamais réalisés, comme le « Plan pour une ville contemporaine de trois millions d’habitants » de 1922 ou le « Plan Voisin » de 1925, plan de réorganisation de la ville de Paris occupant une très large partie de la rive droite de la Seine, et composé d’une trame orthogonale. Le Corbusier prône l’orthogonalité pour éviter ce qu’il appelle le « chemin des ânes » : « La rue courbe est le chemin des ânes, la rue droite le chemin des Hommes 6). »

Maquette du “Plan Voisin”, conçu par Le Corbusier.

Ainsi, comme Robick critique l’état de la rive nord d’Urbicande, Le Corbusier tient des propos similaires sur l’état de ses villes contemporaines. Il parle de désordre, d’insécurité et d’inhumanité : « Et le chaos est venu avec ses conséquences fatales. La grande ville, phénomène de force en mouvement, est aujourd’hui une catastrophe menaçante, pour n’avoir plus été animée d’un esprit de géométrie 7).

F. Schuiten & B. Peeters, La Fièvre d’Urbicande, 1985.

Comme Eugen Robick planifie de reconstruire la rive nord d’Urbicande en proie au chaos, Le Corbusier veut redessiner la ville contemporaine : « Il est temps de répudier le tracé actuel de nos villes par lequel s’accumulent les immeubles tassés, s’enlacent les rues étroites pleines de bruit, de puanteur de benzine et de poussière et où les étages ouvrent à pleins poumons leurs fenêtres sur ces saletés 8). » En lisant ces lignes, on visualise très bien Eugen Robick parcourant les rues de la rive Nord d’Urbicande, aux côtés de Sophie : « La partie haute est l’endroit le plus malsain de la ville. Les habitants vivent au milieu d’une sorte de brouillard perpétuel. » (Eugen Robick, La Fièvre d’Urbicande)

Le Corbusier a également déclaré : « L’urbaniste n’est pas autre chose que l’architecte. » Robick étant « urbatecte », soit tout à la fois « urbaniste » et « architecte », il est clairement né de l’héritage corbuséen. En matière d’urbanisme, Le Corbusier n’a laissé que peu de réalisations derrière lui. Parmi elles, on compte Chandigarh, capitale du Punjab. Plus tard, Brasilia, nouvelle capitale du Brésil, fut construite par deux de ses disciples, Lucio Costa et Oscar Niemeyer. Chandigarh, avec Brasilia, constitue la plus grande utopie urbaine jamais réalisée. Ces deux villes se ressemblent sous de nombreux aspects et partagent des points communs avec l’Urbicande de Robick. Urbicande est la ville la plus impressionnante du continent obscur, et si la Commission des Hautes Instances cherchait à étendre le prestige et l’influence de la ville sur le continent, l’idée était la même pour Chandigarh et Brasilia ; ces deux villes sont nées à des fins politiques.

Elles sont le fruit de débats sur le dessin des villes modernes développé lors des CIAM (Congrès internationaux d’architecture moderne). La géométrie des deux villes est rationnelle et les distinctions entre les fonctions assignées à chaque quartier de la ville sont fortes. Pour Chandigarh, Le Corbusier propose un plan en grille sur lequel vient se greffer la métaphore organique de la ville fonctionnant comme un corps ; le corps a une tête, siège du gouvernement, un cœur, des activités, une colonne vertébrale, un parc, et diverses usines desservies par un système d’artères, des rues, qui garantissent la vie dans la ville. De la même manière, Urbicande fonctionne comme un corps humain 9). Comme dans un organisme, les membres de la Commission vont tenir le rôle d’anticorps. Ils viennent se grouper autour de la maison de Robick d’où commencent à émerger les mailles du « réseau ». Sphérique et hérissé des montants du « réseau », la maison de Robick va prendre des airs d’énorme virus.

Vue partielle de Brasilia.

À Brasilia, le dessin du plan débuta par un symbole idéologique fort. La croix devait créer un plan urbain qui, de manière théâtrale et emphatique, aurait appuyé l’organisation politique du pays, une représentation des principes fonctionnels de l’époque servie par l’arrangement magnifique des espaces publics et de la symétrie comme un instrument de la monumentalité.

Comme Robick, Niemeyer pense aux perspectives, faisant de Brasilia une ville photogénique. Dès sa fondation, la ville a bénéficié d’une stratégie de communication qui a fait de la capitale un endroit clairement identifiable et presque familier, même pour les personnes ne l’ayant jamais visité. Nous pouvons imaginer Brasilia comme nous imaginons Urbicande, en la visualisant aux travers des pages de l’album de bande dessinée. Urbicande est une ville image. Elle n’existe qu’en dessins et en perspectives. Son créateur, Robick, pense en créateur d’images avant de penser en architecte. Ses dessins sont purement formels et esthétiques. Au final, Urbicande est plus proche d’une œuvre d’art que d’une ville. Robick est un architecte mégalomane auquel on a donné des moyens illimités et Urbicande tient parfaitement son rôle de représentation à l’échelle du continent obscur, mais, déshumanisée, ce n’est plus une ville à échelle humaine. C’est une allégorie du pouvoir de la Commission des Hautes Instances toute puissante. Son immortalité est matérialisée par sa minéralité. Tout est monumental et allégorique à Urbicande, jusqu’aux maisons des personnages. De plus, à la différence des autres cités du continent obscur, Urbicande n’est pas la projection d’une ville bien réelle de notre monde, mais celle de théories et de principes utopistes. Comme la forme littéraire de l’utopie, elle met en pratique un ensemble de principes abstraits. Urbicande doit être une ville parfaite.

Ce n’est certainement pas par hasard si, à la faveur d’une nouvelle édition de La Fièvre d’Urbicande en 2008, nous avons pu découvrir trois nouvelles planches représentant un Robick vieillissant assister à l’émergence du « réseau » à… Brasilia.

François Schuiten & Benoît Peeters, La Fièvre d’Urbicande, 1985.

À Urbicande comme à Brasilia, le « réseau » entre en scène, comme une deuxième architecture indépendante qui viendrait se superposer à une trame urbaine déjà existante. De nombreux détails laissent entendre que le « réseau » est une entité qui découle directement de la nature. Découvert sous terre, il commence à se développer uniquement au contact de l’air et de la lumière. Visuellement, ses montants ressemblent à des bourgeons. François Schuiten a utilisé de nombreuses références empruntées à la nature pour le dessiner.

« Alliance secrète des mondes minéraux et métalliques à la vie organique. Volutes d’une architecture convulsive, monumentalité toute de surgissement, poussée germinatoire du “réseau”, abolissent la frontière entre corps animés et inanimés et créent l’état d’une matière paradoxalement vivante et incorruptible»

Les Cahiers de la bande dessinée, No.69, dossier Schuiten, mai‐juin 1986

Il s’agit donc d’une forme d’organisme, qui semble également se développer à la manière des cristaux. C’est une forme parfaite et équilibrée qui appartient au domaine de la nature, à la fois minérale et végétale.

La capacité qu’a le « réseau » de traverser la matière évoque une forme de Déconstructivisme. Par ses formes audacieuses, le Déconstructivisme est une architecture proche de l’utopie, qui procède par analyse des formes classiques. Si ces formes se banalisent aujourd’hui, jusqu’au début des années 80 c’était un style quasiment inconnu du grand public.

En imposant ses montants qui traversent la matière selon une trame différente de celle de la ville, le « réseau » réinterroge l’œuvre de Robick. Les perspectives sont changées, le visage de l’architecture est modifié. On pourrait interpréter l’histoire de La Fièvre d’Urbicande comme une métaphore des mutations que l’architecture a pu subir ces trente dernières années. Le rêve des formes pures de Robick a été dérangé. La condition traditionnelle de l’objet architectural est radicalement bouleversée.

Le Déconstructivisme est un mouvement qui puise lui-même son inspiration dans le Constructivisme 10) russe des années 20. Les thèmes récurrents du Constructivisme correspondent parfaitement à la définition du « réseau ».

  1. Le mouvement : du fait de sa croissance, le « réseau » est une architecture perpétuellement en mouvement dans l’espace.
  2. L’interaction et le conflit entre les formes. Il peut traverser les autres matières sans les altérer. Le « réseau » et Urbicande sont deux systèmes en conflit sur un même territoire. Les formes du Déconstructivisme ont la capacité de déranger les façons habituelles de percevoir les configurations spatiales. De même, les perspectives si chères à Robick sont désormais barrées par les énormes montants du « réseau ».
  3. La menace de l’instabilité. L’instabilité, c’est aussi la croissance du « réseau ». Comment croire en la stabilité dans un lieu où vous pouvez vous retrouver piégé par des montants géants à tout instant. De plus, alors qu’on pensait que, ayant stoppé sa croissance, le « réseau » avait atteint la stabilité, il recommence soudainement à grandir, provoquant l’effondrement des structures construites dessus et ne laissant derrière lui que chaos et confusion.
  4. Un volume évidé de sa masse. Le « réseau » est au départ un cube creux uniquement matérialisé par ses montants.
François Schuiten & Benoît Peeters, La Fièvre d’Urbicande, 1985.

Le Déconstructivisme s’oppose à la rationalité de l’architecture moderne et assume le fait d’être en rupture avec la « normalité ». Visuellement, les réalisations dans ce style sont caractérisées par un chaos contrôlé. Un sentiment d’insécurité résulte du fait que la stabilité est organisée de manière singulière. C’est ce qui se passe à Urbicande. La ville est meurtrie par la séparation entre les deux rives. Le « réseau », bien qu’inconfortable et dangereux, est un passage entre les deux côtés qui assure l’équilibre de la cité et la ramène à la vie. Le Déconstructivisme ne se présente pas comme un système clos, mais comme un questionnement. À Urbicande, le « réseau » met en lumière un mal-être dans la ville : le manque de rapport entre les deux rives. Si la rive Nord baigne dans la misère, la rive Sud est hantée par la crainte et la culpabilité. La crainte de l’étranger venu de l’autre rive et la culpabilité de s’enrichir face à une ville qui chaque jour sombre un peu plus dans la pauvreté. Ainsi, le Déconstructivisme est une opportunité de construire un espace autre. Après le passage du « réseau », Robick va entièrement reconsidérer sa manière de concevoir. Urbicande est analysée, interrogée, déconstruite de l’intérieur : « Et puis, je ne sais pas pourquoi, j’entrevois dans ce phénomène la possibilité d’une transformation de…comment dire… »

Le Déconstructivisme considère que les déformations qu’il fait subir aux formes ont toujours été présentes dans la forme. Elles patientent dans l’attente d’être révélées. Le « réseau » existait et attendait d’être déterré pour commencer sa croissance. Les formes pures du modernisme sont depuis toujours contaminées. L’imperfection est un autre leitmotiv du Déconstructivisme. Le cube est imparfait, du moins est-ce ainsi que le considère Robick, puisqu’il se développe penché.

Parmi les architectes déconstructivistes on peut citer Daniel Libeskind, Polonais né en 1946. Bien qu’il ne se revendique pas comme tel, il est considéré comme une figure majeure du Déconstructivisme. Son projet « City Edge » a été dessiné pour Berlin en 1987, soit deux ans avant la chute du mur. La ville coupée en deux, comme ce fut le cas de Berlin, semble être un sujet récurrent dans l’œuvre de Schuiten et Peeters. Urbicande n’est pas la seule à souffrir de ce mal. Dans La Frontière invisible, nous découvrons le village de Shkodra, ravagé par un mur qui matérialise la frontière et le coupe en deux en traversant littéralement les habitations. Le village n’a pas survécu à une telle catastrophe, il est désert et en ruine.

Le projet de Libeskind essai d’exister malgré le mur. C’est une barre colossale qui flotte à dix étages au-dessus du sol et offre ainsi une vue de l’autre côté. Il exploite la logique du mur : la terrible division du territoire. La barre est une représentation abstraite du mur, fragmentant l’ancienne structure de la ville, elle prend le contre-pied de la logique du mur en s’élevant et en créant ainsi un espace public. À Urbicande, le « réseau » suit cette même logique. Parfois obstacle, il bloque les passages et emprisonne les citoyens imprudents ; il faut le contourner, l’enjamber, l’escalader. Mais en même temps, c’est lui qui réconcilie les deux moitiés de la ville, niant ainsi la politique de séparation et de contrôle voulue par la Commission. Comme l’équilibre du cube a été bouleversé par Thomas, qui l’a placé de guingois sur le bureau de Robick, la structure du projet de Libeskind n’a rien d’une grille rationnelle et semble être faite de chaos 11).

L’univers des Cités obscures présente une telle richesse et une telle complexité que l’on pourrait continuer à balayer le champ des références des auteurs. Urbicande semble afficher une esthétique proche de l’Art déco 12), tout en étant voisine d’un style à la fois stalinien et futuriste 13). S’étendant à perte de vue, le long d’une voie de chemin de fer, Urbicande a tout d’une ville linéaire de Soria y Mata. Elle fait aussi l’apologie du béton armé avec des constructions directement empruntées à Perret 14), et de la Sécession viennoise 15) avec des œuvres comme celles de Olbrich 16). L’histoire de l’architecture regorge d’expériences et de théories de la ville idéale. Ainsi, les auteurs ont construit leurs utopies en s’appuyant sur des siècles d’une très riche tradition architecturale, dont cet article a seulement ébauché la complexité.

Floriane Mohr

Floriane Mohr a soutenu en 2013 un mémoire de Master 2 en bande dessinée à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image, intitulé L’Architecture imaginée de la bande dessinée : possible, fantasme, monstre.

2)
Mouvement artistique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe qui s’appuie sur l’esthétique des lignes courbes. L’expression « Art nouveau » est utilisée pour la première fois en 1887 à l’occasion d’une exposition à Bruxelles, présentant notamment les travaux de Henry Van de Velde. Cf. Michel Ragon, Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes, 1. Idéologies et pionniers, 1800‐1910, Casterman, 1986, p. 316.
3)
D’après Jean‐Marie Pérouse de Montclos, préface à Etienne‐Louis Boullée, Essai sur l’Art, Paris : Hermann, « Miroirs de l’art », 1968, p. 38.
4)
Cf. François Schuiten et Benoît Peeters, La Tour, Casterman, 1987.
5)
Cf. François Schuiten et Benoît Benoît, L’Écho des Cités, Casterman, 1993.
6)
Le Corbusier, Urbanisme, Flammarion, 2011, p. 10 [1925].
7)
Le Corbusier, Urbanisme, op. cit., p. 24 [1925].
8)
Le Corbusier, Vers une Architecture, Flammarion, 2012, p. 42-43 [1923].
9)
Maristella Casciato, Stanislas Von Moos, Twilight of the Plan : Chandigarh et Brasilia, Mendrisio (Suisse) : Mendrisio Academy Press, 2007, p. 19.
10)
Mouvement apparu dans les dernières années de la Russie tsariste, où peintres et sculpteurs avaient commencé à Moscou une révolution esthétique parallèle à celle du Futurisme en Italie et qui se situe dans la postérité du cubisme. Cf. Michel Ragon, Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes, 2. Naissance de la cité moderne 1900‐1940, Casterman, 1986, p. 93.
11)
Philip Johnson, Deconstructivist architecture, New York : The Museum of Modern Art, 1988, p. 34.
12)
Mouvement stylistique né vers les années 1910, dont la particularité est d’utiliser la géométrie à des fins décoratives.
13)
Le Futurisme est un mouvement né en Italie à l’initiative du poète Filippo Tommaso Marinetti, en réaction à une image de son pays figé dans le passé. Les futuristes s’attachaient au mouvement. Leur propos était de créer un rythme inspiré de la vitesse, de montrer le dynamisme de la vie moderne et sa puissance. Cf. Michel Ragon, Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes, 2, op. cit., p. 76.
14)
Auguste Perret (1874-1954) est un architecte et entrepreneur français. Secondé par ses frères Gustave et Claude, il a édifié le Théâtre des Champs‐Elysées, l’église du Raincy, le Garde-meuble national à Paris, et a dirigé la reconstruction du Havre. Il a mis le béton armé au service de formes néoclassiques.
15)
Courant de l’Art nouveau qui s’est épanoui en Autriche entre 1892 et 1906.
16)
Architecte de l’Ecole de Vienne fondée par Otto Wagner.