Altaplana, world of Francois Schuiten and Benoit Peeters

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La Verité que les albums cachent

Jeremias Zontag

Historien des Mentalités, Directeur du Centre d'Anthropologie Gnostique

Traduit du portugais par Júlio Henriques (et remanié par Genius Questant)

Le but principal de cette communication est de démasquer la conspiration du silence qui entoure 1'univers des Cités Obscures, avec l'évidente complicité de Schuiten et Peeters. En effet, au cours des siècles, de nombreuses preuves de l'existence de cet univers parallèle ont été cachées par les autorités, qui ont aussi imposé le silence aux individus qui ont accompli le passage, les obligeant tout au moins à décrire les événements qu'ils ont vus sous la forme d'une fiction littéraire.

C'est bien le cas d' écrivains comme Kafka, Pavic ou Kadaré, qui mélangent dans leurs romans des éléments réels retirés de 1' univers des Cités Obscures. Le cas le plus remarquable est, bien sûr, celui de l'écrivain Français Jules Verne, qui avait très clairement des contacts avec l'univers des Cités, où ses ouvrages ont connu un énorme succès. On peut notamment souligner la façon dont l'écrivain utilise plusieurs inventions d' Axel Wappendorf comme point de départ pour quelques-uns de ses romans, dont le célèbre De la Terre à la Lune 1) est l'exemple le plus connu.

Mais la principale victime de cet abominable chantage fut l'écrivain Jorge Luís Borges qui, grâce à ses liaisons dans la Grande Loge de Buenos Aires, avait régulièrement accès à l'Univers des Cités Obscures.

À partir du moment où il a rapporté 1' existence d' une série de renseignements sur les Cités de Samaris, Alaxis et Mylos dans le volume LXVI de l'Anglo-American Encyclopedia 2) en 1941, dans le récit Tlon, Uqbar, Orbis Terhius, Borges a souffert de nombreuses pressions qui ont abouti à 1'éloignement de son poste à la bibliothèque municipale de Buenos Aires en 1946, et à sa postérieure et outrageante nomination comme inspecteur de volaille aux marchés municipaux.

L' écrivain s'est même plaint des insupportables pressions dont il a souffert, en déclarant que “Buenos Aires devient de plus en plus une 'Cité Obscure'” 3), allusion que le journaliste n'a pas comprise, croyant que Borges parlait de ses problèmes de vision, ceux-ci devant être une conséquence de sa trop longue exposition au soleil aveuglant du Désert Somonite. Il est bien vrai que le grand écrivain Argentin a payé très cher ses contacts avec les Cités Obscures, car en plus d'un aveuglement progressif, son indiscrétion l'a privé du Prix Nobel de Littérature. De ce point de vue, je suis obligé de faire mes compliments à Schuiten et Peeters. Malgré la légèreté de leurs propos sur les Cités Obscures, ils lui ont rendu hommage en donnant le visage de Borges à 1' archiviste Isidore Louis et en évoquant aussi sa contribution dans la restructuration des archives d'Alta-Plana.

Malgré l'endommagement presque irrémédiable du matériel photographique et électronique, provoqué par le passage entre les deux mondes (ce qui explique la non-existence de films ou photos du Continent Obscur) le cinéaste Fritz Lang a réussi à reproduire assez rigoureusement, dans le film, de multiples éléments de différentes Cités, comme Phâry, qu'il a eu l'occasion de visiter 4). L'histoire même de ce film, qu'il a réalisé en 1926, a comme point de départ la célèbre révolte des esclaves de Mylos. Cependant, comme Borges, Lang a aussi été victime de nombreuses pressions qui l'ont même forcé à quitter l'Allemagne en 1933 et à s'exiler aux États-Unis. Bien qu'il affirme avoir quitté son pays à cause du nazisme, le vrai responsable de son exil fut Albert Speer, architecte de Hitler et membre influent de la Grande Loge des Gardiens des Passages, qui a fait un stage d'architecture à l'atelier de Robick à Urbicande.

Comme vous l'avez certainement déjà compris, cette longue et persistante tentative de mystification et d'imposition de silence aux témoins est dirigée par les Loges Maçonniques qui jouent depuis plus d'un siècle le rôle de gardiennes des passages donnant accès aux Cités Obscures. Ce privilège découle probablement du fait qu'elles connaissent le secret des rituels nécessaires à la production de l'énergie qui permet l'ouverture des portes trans-dimensionnelles. D'ailleurs, l'importance des symboles architecturaux aussi bien dans les rituels maçonniques que dans la routine quotidienne des Cités Obscures nous fait penser que la Maçonnerie peut avoir été fondée par quelqu'un originaire du monde des Cités Obscures. En tout cas, il en existe d'innombrables indices, à commencer par le terme même “cités obscures” qui ne renvoie pas à l'insuffisante illumination des villes mais plutôt à la Chambre Obscure. Les initiés qui sont candidats pour devenir membres d'une Loge y sont conduits, dans le rituel maçonnique du rite écossais, ce qui transforme les Cités Obscures en “Cités des Initiés”. Un autre aspect mérite d'être considéré: l'absence d'éléments religieux à l'intérieur des deux réalités. Le Suprême Architecte qui surmonte le Panthéon maçonnique est une référence évidente au constructeur de La Tour, monument bâti à une époque où les deux univers n'en constituaient qu'un, le mythe de Babel à son tour n'étant qu'une allusion plus que claire à l'étrange cataclysme qui a renvoyé les Cités Obscures et le monde où nous vivons dans des dimensions différentes.

De même, l'architecte Victor Horta, dont les projets ont connu un succès encore plus remarquable à l'intérieur des Cités que chez nous, a fait valoir sa condition de membre de la Loge Maçonnique des “Amis Philanthropes” de Bruxelles, à laquelle il a adhéré en 1888, pour accomplir le passage dans l'autre univers 5). La divulgation de ses travaux auprès des autorités de la Cité de Xhystos fut tellement marquante que la cité a souffert d'une transformation radicale de son architecture urbaine, de façon à la faire correspondre aux principes esthétiques de l'architecte Belge. Il ne faut pas non plus oublier l'architecture d'inspiration clairement maçonnique du Palais des Trois Pouvoirs et de son équivalent dans notre monde, le Palais de Justice de Bruxelles, signes qui ne peuvent laisser de doute, s'agissant en plus d'un des lieux de passage les plus connus entre les deux mondes.

Bien que je ne possède pas encore de preuves convaincantes de leur appartenance à une Loge, les liens entre Schuiten et Peeters et les plus hauts rangs de la Maçonnerie sont bien évidents. Benoît Peeters a été aperçu à l'île de la Réunion (remarquez le symbolisme du nom! ) juste au moment où avait lieu une réunion des principales Loges mondiales. Et le fait que l'on puisse trouver l'album La Tour (ouvrage dans lequel les symboles maçonniques sont présents de façon plus qu'évidente) dans la principale librairie ésotérique de l'île, qui appartient à un franc-maçon très connu, est bien entendu un signe destiné aux initiés, puisque c'est la seule raison logique qui permette d'expliquer la présence d'un seul album de BD parmi les milliers de livres qui s'y trouvent… Mais les “liaisons dangereuses” de Schuiten et Peeters ne s'arrêtent pas ici, car un de nos frères qui travaille comme conseiller technique dans la série de TV X-Files a vu François Schuiten parler longuement avec une personne liée à une agence gouvernementale nord-américaine spécialisée en désinformation, pendant la San Diego Comic Convention de 1996.

Il n'y a donc aucun doute que Schuiten et Peeters sont des complices conscients de cette abominable tentative de désinformation essayant de ridiculiser tous ceux qui cherchent la vérité sur les Cités Obscures. En présentant le résultat de leurs voyages sur le Continent Obscur sous forme de Bande Dessinée, genre futile de sous-littérature destiné surtout aux enfants et aux illettrés, les auteurs cherchent délibérément à ôter toute dignité à un problème scientifique des plus complexes et importants. Il faut qu'ils cessent d'utiliser des Cités prestigieuses comme Calvani, Mylos ou Urbicande comme décor pour de petites histoires pour enfants, et qu'ils laissent le chemin libre à de véritables spécialistes qui puissent aborder d'une façon sérieuse le grave problème de l'existence d'un univers parallèle influençant de façon décisive (bien que pas toujours perceptible) le monde où nous vivons. Même le récent Guide des Cités, bien que contenant quelques informations utiles (mélangées, il est vrai, à beaucoup de désinformation) est clairement un ouvrage pour touristes, donnant une vision très superficielle d'un univers si riche et si peu connu.

Il faut que les enthousiastes de la série ouvrent bien les yeux et comprennent qu'on les manipule! Et ceci n'arrive pas seulement aux urbatectes, clairement influencés par le côté plus folklorique de la série et qui pour beaucoup des cas ne l'ont découverte que grâce au succès du jeu. Ces anciens joueurs de Magic et passionnés de Star Trek auraient dû apprendre depuis longtemps à ne pas adorer de faux idoles. Mais ils continuent à ne pas comprendre qu'on les exploite et se laissent embarquer dans une farce gigantesque qui aborde de façon enfantine et frivole tout un univers qui mérite une étude sérieuse. Nous devons nous tenir sur nos gardes car rien ne les arrête, ils veulent par n'importe quel moyen ridiculiser nos recherches scientifiques, et prennent les mesures les plus drastiques contre ceux qui continuent à chercher la vérité!

On doit être vigilants et se méfier des pièges qu'ils peuvent nous tendre, comme le site des Cités Obscures sur Internet. Bien qu'il contienne des informations plus rigoureuses que celles qui se trouvent dans les albums, ce site n'a été créé que pour identifier et repérer tous ceux qui sont au courant de l'existence réelle des Cités Obscures. Je vous conseille donc de ne pas répondre au questionnaire qui s'y trouve et de ne pas envoyer d'e-mails, car sinon ils sauront qui vous êtes et pourront mettre votre misérable vie en danger. Principalement, si vous connaissez un lieu de passage, ne le dites jamais à personne car le questionnaire de la page sur internet a pour seul but de repérer ces lieux pour mieux les surveiller et les fermer. La preuve est que les seuls lieux de passage qui y sont mentionnés se trouvent depuis longtemps désaffectés!

Je sais qu'en faisant cette communication je suis en train de mettre ma vie en danger, mais je suis tranquille car je me bats pour que la vérité demeure! Frères et amis, nous devons continuer de nous battre, avec prudence, certes, mais avec confiance aussi! C'est la seule façon de faire connaître au reste du monde la vérité sur cet univers parallèle que beaucoup essaient de nous cacher!

Annotations du Visiteur des Cités:

“Je ne comprends pas les rires et sifflements, dirigés justement à la seule personne qui a osé parler de choses bien concrètes et a eu le courage de dénoncer ce qui se passe. C'est bien le deuxième conférencier qui parle de quelqu'un nommé Kafka. Serait-ce le même individu qui a fait la une de l'Écho des Cités il y a quelques années? Joseph Kafka, un bureaucrate de Mylos qui, après sa détention pour des raisons peu claires, s'est transformé en insecte, un événement presque aussi bizarre que le cas de Joseph Abraham, qui a bouleversé ma ville de Phâry”.

BIOGRAPHIE

Originaire d'une famille de juifs arméniens qui se sont réfugiés au Portugal pendant la 2eme Guerre Mondiale, Jeremias Zontag est né à Lisbonne en 1946. Licencié en Histoire de 1'Université de Lisbonne, Zontag a été introduit dans la Franc-Maçonnerie par un célèbre professeur de l'Université, dont il a été l'assistant.

À la fin des années 70, il décide d'abandonner la Loge du Grand Orient Lusitain et notre pays pour faire un long voyage qui le mène de l'Inde à 1'Orient et de Haïti à l'Argentine et au Brésil. C'est au Brésil, où il vécut pendant huit ans, à Baia et par après à Brasilia, qu'il prendra connaissance de l'univers des Cités Obscures. À Brasilia, ville qu'il considère comme victime de claires influences de 1' architecture d' Eugene Robick, Zontag prend contact avec le Centre d' Études Trans-dimensionnelles, organisation qui mène des recherches visant à approfondir les rapports existant entre notre monde et l'univers des Cités Obscures.

Après son retour au Portugal en 1991, il fonde 1' année suivante le Centre d' Anthropologie Gnostique, une sorte de délégation portugaise du CET, formé par des dissidents de la Maçonnerie et de la Société Nouvelle Acropole.

Par-delà une vaste activité scientifique, dont il faut par exemple souligner la participation au Colloque sur Le Symbolisme de LëEspace organisé par le Cabinet d' Études Symboliques de 1'Université Nouvelle de Lisbonne, Zontag a été conseiller technique d' Umberto Eco pour le roman Le Pendule de Foucault. Déçu par le ton moqueur que l'écrivain a adopté dans ce qui devrait être un ouvrage strictement scientifique, il a expressément refusé d'être crédité. Actuellement, en plus de son activité au CAG, Zontag est conseiller pour les domaines para-normaux à la chaîne de télévision SIC. Bien qu'il n'apprécie pas beaucoup la bande dessinée, à la demande de l'industriel Jerome Kleber - un mécène bien connu pour son soutien aux jeunes artistes plastiques, Zontag a accepté de collaborer comme conseiller technique dans l'album Les Aventures du Baron Wrangel de José Carlos Fernandes. Celui-ci, en un clair geste de reconnaissance pour la collaboration de Zontag, a appelé Zacharias Sontag un des principaux personnages de son livre.

1)
Les détails relatifs à la construction de l'engin spatial qui a servi de modèle à Jules Verne sont décrits de façon quelque peu fantaisiste et romanesque dans l'album L'Enfant Penchée, (Casterman, Paris, 1996) de Schuiten et Peeters. Par après, les mêmes auteurs ont abordé les événements qui ont abouti à la mystérieuse disparition d' Axel Wappendorf d'une façon un peu plus rigoureuse dans la conférence Le Mystère Wappendorf.
2)
Toutes Les références aux Cités Obscures ont disparu lors de la parution du conte dans le livre Ficciones, en 1944, et ont été remplacées par des allusions au mystérieux pays d'Uqbar.
3)
Domecq, H. Bustos, Entrevista con Jorge Luís Borges, Emece, Buenos Aires, 1946.
4)
Selon la fiche technique, les maquettes du film ont été faites par Georges Le Terrier qui, d'après Schuiten et Peeters, a exercé les mêmes fonctions à Brüsel.
5)
L'appartenance de Victor Horta à la Maçonnerie est rapportée par Benoît Peeters dans le catalogue de l'exposition Architectures Rêvées : Victor Horta et le musée des Beaux-Arts de Tournai, Casterman, 1996.