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L’auteur de BD François Schuiten à la base de la découverte dans la grande pyramide

“Il y a un Belge qui a donné la vocation de beaucoup d’archéologues, c’est Edgar P. Jacobs avec Le mystère de la grande pyramide “

L’auteur belge de bande dessinée François Schuiten a accompagné la mission ScanPyramids qui avait pour but de percer le mystère des pyramides des pharaons. Voilà ce qu’il nous déclarait il y a deux ans.

Comment vous êtes-vous retrouvé mêlé à ce projet ?

“Tout part de l’amitié que j’ai avec Mehdi Tayoubi qui a longtemps été responsable d’un secteur de Dassault Systèmes consacré aux façons de pérenniser un patrimoine et de l’explorer. Il a développé différents projets dans ce domaine, dont un consacré à la grande pyramide de Khéops. Il a développé ça avec des archéologues et des architectes. De mon côté, j’ai développé avec lui la reconstitution de la Type 12, la fameuse locomotive qui est au cœur du musée Train World, à Bruxelles. Nous avons aussi fait un travail sur le Paris du futur lors de l’exposition Revoir Paris au Trocadéro. J’avais une longue complicité avec lui et j’étais passionné par son travail sur la grande pyramide. Quand il a été question de créer une société qui serait le moteur de ce projet [l’institut HIP créé en 2015, NdlR], il m’a proposé d’y participer et j’ai accepté avec enthousiasme.”

Qu’est-ce qui vous passionne dans l’Egypte antique ?

“L’Egypte m’a toujours passionné même si cela ne se voit pas directement dans mon travail. C’est une source d’inspiration. Et puis, j’avais le sentiment avec ce projet qu’on retrouvait une tradition très ancienne, celle des expéditions qu’accompagnaient des dessinateurs. Je vais rejoindre la mission en Egypte (où je n’ai jamais été) en tant que dessinateur, que raconteur d’histoires. Je ne sais pas encore précisément ce que je vais en faire mais j’ai l’envie d’être dans cette aventure. Non pas en tant que touriste mais en tant que témoin graphique. De plus, Mehdi Tayoubi réunit quelque chose qui me fascine et qui est profondément ce que j’essaye d’explorer dans des projets de bande dessinée ou de scénographie, c’est-à-dire une façon de regarder l’histoire avec des outils contemporains, si pas d’avant-garde. Le passé et en même temps une vision très audacieuse, novatrice. C’est l’équation qui me passionne.”

De grandes découvertes sont encore possibles en Egypte ?

“J’en suis absolument convaincu ! On est peut-être devant de très grandes découvertes… C’est amusant parce qu’il y a un Belge qui a donné la vocation de beaucoup d’archéologues, c’est Edgar P. Jacobs avec Le mystère de la grande pyramide dans lequel il y avait cette hypothèse que le plateau de Gizeh pouvait encore receler de nombreuses découvertes étonnantes. Notre campagne commence fin octobre et elle va se dérouler avec des moyens extraordinaires. C’est passionnant. C’est la première fois qu’on a une telle ambition avec une participation très forte de l’Egypte. C’est aussi symbolique à un moment où ce pays a du mal à se relever de ce qui lui est arrivé [en 2011, NdlR]. C’est ce qui est émouvant et très intéressant : comment l’histoire peut faire revenir sur le devant l’image d’un pays et d’une culture aussi forte et remarquable. C’est ce qui me plaît dans cette aventure. Elle nous dépasse. On a le sentiment qu’une fenêtre unique est en train de s’ouvrir.”

Original article by Charles van Dievort, published at November 5, 2017.
Read the original publication at DH.be