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Rencontre avec Schuiten et Peeters au Centre Wallonie-Bruxelles

Entre l’exposition Machines à dessiner au Musée des Arts et Métiers et le deuxième tome de Revoir Paris, François Schuiten et Benoît Peeters sont au coeur de l’actualité cet automne.

Une projection suivie d’une rencontre, en marge de l’exposition Machines à Dessiner, a eu lieu vendredi 18 novembre au Centre Wallonie-Bruxelles.

Le Centre Wallonie-Bruxelles, situé en face du musée Beaubourg, a accueilli deux projections ainsi qu’une une rencontre exceptionnelle avec les deux auteurs emblématiques de la mythique série Les Cités Obscures.

La soirée a débuté par le visionnage de deux petits films. Le premier, disponible sur ce lien a été réalisé par Vladimir Peeters, le fils du scénariste. Il montre le minutieux processus de création de l’affiche de l’exposition Machines à dessiner, mené d’une main experte par François Schuiten. Le court-métrage montre toutes les étapes nécessaires à l’élaboration de cette affiche, et témoigne de la patience et de la qualité du travail du dessinateur des Cités obscures.

Capture d’écran tiré du court-métrage de Vladimir Peeters, “Naissance d’une affiche”. On y voit le dessinateur François Schuiten en pleine création.

Le deuxième film (dont un extrait est disponible ici) s’intitule “A quatre mains. Il a été réalisé par Adrien Genoudet et Guillaume Diamant-Berger. Les deux réalisateurs ont passé au mois de mars une journée entière dans l’atelier de François Schuiten et Benoît Peeters, alors en pleine finalisation du deuxième tome de Revoir Paris. Ce petit film est une vraie réussite, dans la mesure où l’on voit les deux auteurs échanger et débattre à propos du découpage des dernières planches, et revenir sur certains choix. En bref, on voit l’œuvre en train de se construire.

Une rencontre animée par Adrien Genoudet a suivi ces deux projections dans une ambiance agréable et détendue. L’occasion pour les deux artistes de revenir sur la conception de Revoir Paris, qui a représenté “quatre ans de travail” selon Benoît Peeters. La rencontre a permis de revenir sur ce duo et sur leur manière de travailler : en effet, Schuiten et Peeters discutent de chaque étape du scénario, de chaque planche, de chaque dessin ensemble : on est dans leur cas très loin du scénariste qui livre clé en main un storyboard qu’interprète le dessinateur. Les projections et la discussion ont bien rendu compte du fait que Schuiten et Peeters sont bien deux co-auteurs.

François Schuiten a révélé quelques anecdotes sur sa manière de travailler ainsi que sur sa conception du dessin. Il a notamment appris que s’il consulte beaucoup de documentations pour la moindre image - ”afin de percevoir l’objet sous plusieurs angles“ -, rien ne vaut selon lui le fait de ressentir la matérialité des objets ou des scènes que l’on dessine, afin d’être capable de rendre chaque scène crédible. Schuiten accorde ainsi beaucoup d’importance au ressenti physique, nécessaire à la réalisation de certains dessins, et sur le fait d’avoir vécu certaines situations pour être en mesure de les dessiner, ce qui a donné lieu à plusieurs anecdotes croustillantes.

La rencontre a également été l’occasion d’évoquer l’exposition Machine à dessiner, qui a lieu en ce moment même au Musée des arts et métiers de Paris, jusqu’au 26 février. Pour les auteurs, qui sont également scénographes, cette exposition est “une invitation à dessiner” ; elle tâche de “montrer le dessin sans le sacraliser”. Benoît Peeters a d’ailleurs pris plaisir à rappeler que la bande dessinée est un médium qui a besoin de très peu de matériel - une feuille et un crayon - pour voir le jour, invitant chacun d’entre nous à s’essayer au Neuvième Art.

Le Centre Wallonie-Bruxelles proposera également une conférence de Dominique Maricq, archiviste des Studios Hergé, jeudi 24 novembre sur « Cases intruses et cases remarquables dans les aventures de Tintin ». Les places sont disponibles ici.

Florian Zalewski

Original article by Florian Zalewski, published at November 22, 2016.
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