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Angoulême : un dessin géant de Schuiten sur les façades des Archives départementales

Le dessinateur belge François Schuiten (Grand Prix du Festival d’Angoulême 2002), devant le dessin « L’Archiviste ». © MICHEL AMAT

Une enveloppe de métal illustrée d’un dessin de 2000 m2 signé François Schuiten va protéger le bâtiment. Coût du chantier : 1,43 million d’euros

Une signature en prélude à un beau et grand chantier d'un coût de 1,43 million d'euros. Hier en fin d'après-midi, l'auteur belge François Schuiten (Grand Prix du Festival de la BD d'Angoulême en 2002) a cédé les droits d'un de ses dessins au Conseil départemental de Charente. Cette illustration - intitulée « L'Archiviste » et représentant Franz Kafka sous une montagne de livres - a été vendue 25 000 euros.

Bientôt, elle se déclinera en très grand format (2 000 mètres carrés) sur les nouvelles façades du bâtiment des Archives départementales, 24, avenue Gambetta à Angoulême.

« Je suis très honoré de participer à ce projet. Angoulême est un lieu saint pour tous les auteurs de BD et je sais ce que je dois à cette ville. Savoir qu'un de mes dessins réalisé il y a une trentaine d'années habillera ce bâtiment me réjouit. Je suis d'autant plus heureux que la technique retenue - des plaques de métal dont les microperforations montrent une image - est originale. J'aime cette démarche, qui privilégie l'interprétation d'un dessin dans de multiples nuances de gris à sa transcription littérale en couleur », a dit François Schuiten, lors de la signature de la convention de cession des droits de son œuvre avec François Bonneau, président du Conseil départemental de Charente, maître d'ouvrage du chantier.

A gauche : le dessin "L'Archiviste". A droite : la signature de convention de cession de droits d'auteurs entre François Schuiten et François Bonneau, président du Conseil départemental de Charente© PHOTO DR / MICHEL AMAT

Dessinateur de bande dessinée de renom mais aussi scénographe, François Schuiten, 59 ans, est notamment célèbre pour sa série « Les Cités obscures » réalisée avec le scénariste Benoît Peeters.

Un archiviste sur les façades des Archives départementales, là, au cœur de la cité de la BD, tout près de la gare : le clin d'œil est symbolique et ne manque pas d'éclat. Le nouvel habillage du bâtiment sera lui aussi éclatant. Il sera constitué de 1 000 panneaux inox perforés.

Les images de synthèse du bâtiment habillé d'une seconde peau de métal. A gauche, la vue des quais SNCF et de la médiathèque l'Alpha. A droite, la vue avenue De Lattre de Tassigny, en remontant de la gare© PHOTO FREDERIQUE BUA / TROISEL

Vues de l'avenue Gambetta.© PHOTO FREDERIQUE BUA / TROISEL

  • Épaisseur de chaque élément fixé sur une ossature primaire : 2 millimètres.
  • Poids total de la structure (somme toute très légère) : une quarantaine de tonnes.
  • Durée probable du chantier : entre dix et douze mois.

Si tout se passe bien, l'inauguration officielle pourrait se dérouler lors du prochain FIBD. « Ce serait idéal. Angoulême, je me répète, fait rêver les auteurs. J'espère que la ville ne perdra jamais son lien si fort mais si fragile avec la BD », a ajouté François Schuiten.

Il faut ici préciser que ce chantier conséquent n'a rien d'un caprice. Les façades du bâtiment des Archives départementales - recouvertes d'une faïence bleutée - prennent l'eau. Construit entre 1965 et 1968, l'édifice de 12 niveaux doit être rénové.

Le bâtiment aujourd'hui© PHOTO PASCAL BATS

« Une étude technique a conclu à l'impossibilité d'intervenir directement sur les façades. Toute surcharge supplémentaire aurait en effet nécessité des reprises de planchers et des fondations, donc des prestations techniques complexes et coûteuses. L'idée d'une ‘‘seconde peau métallique'' s'est imposée assez vite », explique l'élue Stéphanie Garcia.

La maîtrise d'œuvre du chantier a été confiée à l'architecte angoumoisine Frédérique Bua et à la société Troisel, spécialiste des constructions métalliques, dont une agence est installée à Champniers. Les 1 000 plaques d'inox seront fabriquées et perforées par Gantois Industries, une société fondée en 1894 dans les Vosges, près d'Épinal, où l'on connaît les images…

Original article by Olivier Sarazin, published at January 29, 2016.
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