Altaplana, world of Francois Schuiten and Benoit Peeters

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Trains de Schuiten et Obolensky

Bâtisseur de Cités obscures et du Train World, le nouveau musée du train que la SNCB doit inaugurer fin septembre en gare de Schaerbeek, François Schuiten voit fumer son imagination dès que sa plume esquisse une locomotive. Son ami, Alexandre Obolensky, est un expérimentateur graphique dont les toiles géantes explorent les rapports entre l’image et la peinture sur les scènes d’opéra, de théâtre ou d’expositions universelles.

En apéritif à l’ouverture du Train World, les deux maîtres ont boulonné une exposition ferroviaire à la galerie bruxelloise Huberty & Breyne, au Sablon. Jaillis des visions de François Schuiten, des trains de vacances de neige et d’été, des motrices ensablées, des wagons de la déportation ou des rames de TGV futuristes retracent dans la crypte les prémices du Train World.

Au rez-de-chaussée, des acryliques d’Alexandre Obolensky offrent des arrêts de trains sur image. Des encres sur papier de François Schuiten mettent en scène l’avenir du rail à travers des voitures aux vitres interactives et aux planchers massants pour relaxer les voyageurs.

« Les trains me parlent, raconte Alexandre Obolensky, et j’ai eu beaucoup de plaisir à les réaliser. La SNCB m’a demandé de créer des images qui pouvaient être agrandies et accrochées aux façades extérieures d’un bâtiment appelé le laboratoire, proche du Train World, et dont l’esthétique est un peu brutale. Par ailleurs, j’ai souvent travaillé avec François Schuiten, notamment sur le Pavillon des Utopies de l’Exposition universelle d’Hanovre ou la station de métro Porte de Hal. Pour cette exposition au Sablon, nous avons aussi réalisé des œuvres à quatre mains. J’ai installé une sorte de décor de théâtre ferroviaire avec des ponts et François y a glissé sa locomotive préférée, la Type 12, à laquelle il a consacré tout un album de bande dessinée… ».

« La Type 12 est une machine incroyable !, précise François Schuiten. Les Canadiens et les Anglais qui travaillent avec moi sur le Train World, où elle sera exposée, sont tous admiratifs. Restaurée, elle est belle comme si elle sortait de l’usine, même si mécaniquement, elle n’est plus en état de rouler. Je ressens toujours énormément d’émotion à la dessiner. C’est très troublant. Maintenant qu’elle est enfermée au musée, elle est en sécurité. Son design est le résultat d’une vraie symbiose entre l’art et la technique. Construite dans les ateliers de Cockerill, à la fin des années 1930, elle fut l’une des locomotives les plus rapides de son temps. La dernière a été mise hors-service en 1962. L’ultime exemplaire était conservé dans une remise à Louvain, où il était quasi impossible pour le public de l’admirer. Ce sera la pièce maîtresse du Train World. Elle va redevenir la star qu’elle était quand elle roulait sur la ligne Bruxelles-Ostende ou Bruxelles-Lille. C’était une machine d’exception, en avance sur son temps et emblématique de l’ingéniosité belge. »

En marge de cette exposition, François Schuiten et Alexandre Obolensky ont également participé à la création du Train Hostel de Nicolas Kervyns. Cette halte située tout près du futur musée offre aux voyageurs de dormir dans d’authentiques wagons couchettes, encastrés dans la façade ou posés sur le toit d’un immeuble de l’avenue Georges Rodenbach, à Schaerbeek. « C’est une aventure formidablement créative, s’enthousiasme François Schuiten, un projet très attachant qui vient compléter celui du Buffet de la gare et du Train World. Le site du musée est réellement plein de potentialités. Il subsiste même dans la réserve naturelle voisine du Moeraske, une citerne à eau pour locomotives à vapeur. Tout ça en pleine ville ! »

Original article by Daniel Couvreur, published at September 16, 2015.
Read the whole story at Mad Le Soir